Je viens d’acheter un nouveau livre de Christiane Singer intitulé « derniers fragments d’une longue vie ».
Un jeune médecin est penché sur un cliché radiologique. Le résultat de cet examen est formel. Il annonce à sa patiente : « il vous reste au plus six mois à vivre… »
Suivent les réflexions de la patiente.
Il est revenu le temps de la lecture ... Parlons-en.
- Robert
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Re: Il est revenu le temps de la lecture ... Parlons-en.
J'ai fini dans le train la semaine dernière la lecture du livre de Jean-Baptiste Andréa "Des diables et des saints" et effectivement les recommandations de Robert étaient justifiées.
C'est un très beau roman avec une histoire touchante d'un jeune garçon très doué pour le piano qui se retrouve orphelin du jour au lendemain et qui va être placé dans un orphelinat tenu par un un abbé très strict.
Cela met au jour le décalage de ce qui devrait être.
La parole de Dieu pleine d'empathie envers autrui et alors que ce ne sont que sévérité, blâmes, enfermements pratiqués dans ces établissements subventionnés par des dons
C'est un très beau roman avec une histoire touchante d'un jeune garçon très doué pour le piano qui se retrouve orphelin du jour au lendemain et qui va être placé dans un orphelinat tenu par un un abbé très strict.
Cela met au jour le décalage de ce qui devrait être.
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- Robert
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Re: Il est revenu le temps de la lecture ... Parlons-en.
J’ai bien commencé « derniers fragments d’un long voyage » de Christiane Singer.
On vient d’annoncer à l’auteure que son cancer lui laisse tout au plus six mois à survivre.
Elle décrit tous les jours son ressenti, raconte ses visites, ses rapports avec la médecine avec des textes courts, écrits immédiatement.
Il ne s’agit pas d’un roman, mais d’une suite de textes écrits bout-à-bout au fil du temps.
Christiane Singer sait qu’elle est au bout du rouleau, qu’il ne lui reste que quelques mois à vivre; elle est en proie à la souffrance. Son cancer lui ronge les intestins.
L’auteur fait face à la situation que la vie lui fait avec beaucoup de spiritualité, d’une foi en Dieu toujours présente, spiritualité dont je ne dispose pas. Ma situation ressemble à la sienne. En positif pour elle, elle peut se déplacer. En négatif elle souffre. Pour moi le positif c’est une souffrance facile à maîtriser. Par contre mes facultés de déplacement sont nulles. je vis prisonnier de barreaux invisibles, invisibles mais beaucoup plus contraignants que ceux d’une vraie prison.
Mon temps de survie n’est pas précisé ; cependant, vivre assis ou couché ne peut pas durer indéfiniment !
Je lis ce livre très lentement, souvent contraint à relire la phrase que je viens de lire pour la mieux comprendre.
Je pense qu’il me faudra lire un autre livre de Christiane Singer, un vrai roman qu’elle aura écrit bien avant sa maladie.
On vient d’annoncer à l’auteure que son cancer lui laisse tout au plus six mois à survivre.
Elle décrit tous les jours son ressenti, raconte ses visites, ses rapports avec la médecine avec des textes courts, écrits immédiatement.
Il ne s’agit pas d’un roman, mais d’une suite de textes écrits bout-à-bout au fil du temps.
Christiane Singer sait qu’elle est au bout du rouleau, qu’il ne lui reste que quelques mois à vivre; elle est en proie à la souffrance. Son cancer lui ronge les intestins.
L’auteur fait face à la situation que la vie lui fait avec beaucoup de spiritualité, d’une foi en Dieu toujours présente, spiritualité dont je ne dispose pas. Ma situation ressemble à la sienne. En positif pour elle, elle peut se déplacer. En négatif elle souffre. Pour moi le positif c’est une souffrance facile à maîtriser. Par contre mes facultés de déplacement sont nulles. je vis prisonnier de barreaux invisibles, invisibles mais beaucoup plus contraignants que ceux d’une vraie prison.
Mon temps de survie n’est pas précisé ; cependant, vivre assis ou couché ne peut pas durer indéfiniment !
Je lis ce livre très lentement, souvent contraint à relire la phrase que je viens de lire pour la mieux comprendre.
Je pense qu’il me faudra lire un autre livre de Christiane Singer, un vrai roman qu’elle aura écrit bien avant sa maladie.
- Lolo90
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Re: Il est revenu le temps de la lecture ... Parlons-en.
Hé ben
Le sujet de ce livre doit être vraiment au poil pour te remonter le moral
Bon choix Robert
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- Robert
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Re: Il est revenu le temps de la lecture ... Parlons-en.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette lecture donne du courage.
J’en suis arrivé au point dans ma lecture où l’auteure est confiée au service des soins palliatifs. Ce service offre simplement aux patients la possibilité de mourir sans trop de souffrance.
Les pages que je lis sont très émouvantes. Elles ne m’attristent pas. Elles décrivent un chemin qui sera le nôtre.
Elle se confie avec sa spiritualité qui lui ouvre l’autre monde, promis par les religions.
Chacun dans ce domaine peut avoir son sentiment propre ; pour ma part, je n’affirme rien, puisque je ne sais rien, et que personne ne sait rien , pas même ceux qui prétendent savoir !
Je me souviens du travail que notre professeur de français nous avait demandé après la lecture des fleurs du mal de Baudelaire. Dans ce recueil de poésies, nous avions retrouvé des états d’âme qui nous étaient familiers et communs à Baudelaire et à nous-mêmes.
En effet, est-il attristant de lire un poème du poète sur le spleen ? Non, au contraire, nous nous y retrouvons avec le sentiment d’une communauté de ressenti entre Baudelaire et nous-mêmes. Nous le ressentons, il le dit mieux que nous ne pourrions le faire. Cela ne génère pas un spleen, mais nous le fait mieux comprendre.
J’en suis arrivé au point dans ma lecture où l’auteure est confiée au service des soins palliatifs. Ce service offre simplement aux patients la possibilité de mourir sans trop de souffrance.
Les pages que je lis sont très émouvantes. Elles ne m’attristent pas. Elles décrivent un chemin qui sera le nôtre.
Elle se confie avec sa spiritualité qui lui ouvre l’autre monde, promis par les religions.
Chacun dans ce domaine peut avoir son sentiment propre ; pour ma part, je n’affirme rien, puisque je ne sais rien, et que personne ne sait rien , pas même ceux qui prétendent savoir !
Je me souviens du travail que notre professeur de français nous avait demandé après la lecture des fleurs du mal de Baudelaire. Dans ce recueil de poésies, nous avions retrouvé des états d’âme qui nous étaient familiers et communs à Baudelaire et à nous-mêmes.
En effet, est-il attristant de lire un poème du poète sur le spleen ? Non, au contraire, nous nous y retrouvons avec le sentiment d’une communauté de ressenti entre Baudelaire et nous-mêmes. Nous le ressentons, il le dit mieux que nous ne pourrions le faire. Cela ne génère pas un spleen, mais nous le fait mieux comprendre.