«Voir venir »de Lucile Novat.
Voilà un livre dont la lecture m’a été suggérée par l’émission de la grande librairie du 13 mai 2026.
C’est le premier roman de Lucile Novat. Il existe déjà en version numérique.
Un livre que j’ai lu parce que je l’ai acheté ! À aucun moment, je n’en ai trouvé les clés. Je l’ai terminé par une lecture en diagonale sans en avoir jamais rien compris ; mon incompréhension a été totale. je n’ai rien compris au récit décousu et je me suis senti complètement dépassé par le modernisme de l’écriture. Ce récit est destinée je pense aux jeunes dont le français s’écrit sur les tablettes des téléphones portables.
Dois-je ajouter que je ne conseille pas cette lecture pour les raisons ci-dessus.
Au départ, le résumé du livre invite le lecteur à entrer dans les pensionnats que la république offre aux descendants des titulaires de la Légion d’honneur. Je me suis perdu dans la visite des bâtiments et dans les histoires de ceux et celles qui y résident.
Il arrive que les livres déçoivent ! Je trouverai intéressant de confronter mon avis à celui d’un lecteur ou d’une lectrice qui aurait aimé ce roman.
Il est revenu le temps de la lecture ... Parlons-en.
- Robert
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Re: Il est revenu le temps de la lecture ... Parlons-en.
Modifié en dernier par Robert le 19 mai 2026, 11:02, modifié 1 fois.
- Lolo90
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Re: Il est revenu le temps de la lecture ... Parlons-en.
Ah pas de bol
Mais bon, il faut bien aussi lire certains auteurs inconnus pour connaitre si tu aimes le style ou non.
Là au moins tu es fixé
Mais bon, il faut bien aussi lire certains auteurs inconnus pour connaitre si tu aimes le style ou non.
Là au moins tu es fixé
- Robert
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Re: Il est revenu le temps de la lecture ... Parlons-en.
Franz Kafka, métamorphose.
Je connaissais le nom de l’auteur, le titre de son écrit le plus connu intitulé« métamorphose». Je n’avais jamais lu ce livre. Je l’ai fait hier en un seul après-midi. Le livre n’a que 89 pages cependant je ne suis pas prêt d’oublier ma lecture !
En résumé, il s’agit de l’histoire d’un représentant de commerce qui se transforme dans sa nuit en un horrible insecte du genre cafard.
Au matin, Gregor, c’est le nom du personnage central, ne parvient pas à sortir du lit pour aller au travail comme d’habitude. Sa famille, (son père, sa mère et sa sœur) le découvre. Le dialogue est devenu impossible. Gregor entend tout, mais demeure incapable de communiquer avec les siens. Le malentendu s’instaure jusqu’à ce que la famille déteste l’insecte. Ils finiront par le tuer pour s’en débarrasser.
Voici le résumé rapide. Ce livre est une allégorie angoissante qui a la société moderne pour cadre. Il pourrait être un point de départ d’un grand nombre de débats pour les lecteurs de cette œuvre.
Dans tous les cas c’est un livre qu’il faut avoir lu. Je regrette de l’avoir fait aussi tardivement.
Note : je me suis trouvé une parenté avec Grégor, le héros du livre. Comme lui, du jour au lendemain, je me suis trouvé transformé après ma chute, très différent de ce que j’étais la veille, de manière irréversible. J’arrête là la comparaison car effectivement elle ne pourrait être avérée, car j’ai la possibilité de communiquer et je suis entouré de beaucoup de bienveillance, ce qui n’est pas le cas de Gregor. Cependant, je souffre d’être inutile et même plus que ça, d’être une charge permanente pour mes proches et pour la société.
Je connaissais le nom de l’auteur, le titre de son écrit le plus connu intitulé« métamorphose». Je n’avais jamais lu ce livre. Je l’ai fait hier en un seul après-midi. Le livre n’a que 89 pages cependant je ne suis pas prêt d’oublier ma lecture !
En résumé, il s’agit de l’histoire d’un représentant de commerce qui se transforme dans sa nuit en un horrible insecte du genre cafard.
Au matin, Gregor, c’est le nom du personnage central, ne parvient pas à sortir du lit pour aller au travail comme d’habitude. Sa famille, (son père, sa mère et sa sœur) le découvre. Le dialogue est devenu impossible. Gregor entend tout, mais demeure incapable de communiquer avec les siens. Le malentendu s’instaure jusqu’à ce que la famille déteste l’insecte. Ils finiront par le tuer pour s’en débarrasser.
Voici le résumé rapide. Ce livre est une allégorie angoissante qui a la société moderne pour cadre. Il pourrait être un point de départ d’un grand nombre de débats pour les lecteurs de cette œuvre.
Dans tous les cas c’est un livre qu’il faut avoir lu. Je regrette de l’avoir fait aussi tardivement.
Note : je me suis trouvé une parenté avec Grégor, le héros du livre. Comme lui, du jour au lendemain, je me suis trouvé transformé après ma chute, très différent de ce que j’étais la veille, de manière irréversible. J’arrête là la comparaison car effectivement elle ne pourrait être avérée, car j’ai la possibilité de communiquer et je suis entouré de beaucoup de bienveillance, ce qui n’est pas le cas de Gregor. Cependant, je souffre d’être inutile et même plus que ça, d’être une charge permanente pour mes proches et pour la société.
- Denis
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Re: Il est revenu le temps de la lecture ... Parlons-en.
Enfin un livre de Robert que je connais!
Il m’avait fasciné… C’est mon prof de Français de l’époque qui me l’avait conseillé, après des discussions sur le racisme, la crainte de la différence.
Un type qui s’il n’était pas mort jeune aurait eu une carrière littéraire incroyable.
Il m’avait fasciné… C’est mon prof de Français de l’époque qui me l’avait conseillé, après des discussions sur le racisme, la crainte de la différence.
Un type qui s’il n’était pas mort jeune aurait eu une carrière littéraire incroyable.
- Lolo90
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Re: Il est revenu le temps de la lecture ... Parlons-en.
Ben moi non je connaissais pas
Merci pour ton compte rendu Robert
Merci pour ton compte rendu Robert
- Robert
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Re: Il est revenu le temps de la lecture ... Parlons-en.
Annie Ernaux,
« mémoire de fille »
« la place »
L’émission la grande librairie a remis dans ma mémoire le nom d’Annie Ernaux et de son livre intitulé « mémoire de fille » que j’ avais lu, il y a deux ans.
J’ai appris que cette auteure (j’ai du mal à écrire ce mot avec son E du féminin) a obtenu le prix Nobel de littérature en 2022 pour l’ensemble de son œuvre. Elle a obtenu également le prix Marguerite Yourcenar.
Ces 2 livres que je viens de lire, sont très proches d’une autobiographie.
Dans « mémoire de fille », une Annie Ernaux qui vient d’avoir ses 18 ans est racontée par Annie Ernaux, plus de 50 ans après. C’est ainsi qu’est souligné un moment de vie qui va conditionner indirectement toute une vie. Jamais l’auteure de « mémoire de fille » n’a osé se raconter. De ce récit premier suit un roman émouvant dont la vérité est soulignée par une écriture, un style d’écriture particulier, plein de vie avec très souvent des phrases dépourvues de verbe afin de donner un rythme au texte.
Avec « la place », nous restons dans le récit autobiographique. Annie Ernaux nous raconte la vie de son père, les rapports d’une fille avec sa famille, de son enfance à la mort du père. Annie Ernaux décrit avec précision le fossé qui se creuse entre elle-même et son père. Elle fait des études universitaires brillantes alors que son père est resté avec sa culture populaire : il n’est jamais entré dans un musée et ses lectures se limitent aux articles du journal local.
Parce que nous appartenons à la même génération, parce que nous avons connu ensemble la guerre d’Algérie, les évènements de mai 68, les accords de Grenelle, les années Mitterrand, la révolution informatique, l’invasion du téléphone portable et de l’intelligence artificielle, parce que j’apprécie ce que vous écrivez, et que la lecture de vos livres m’a donné le dernier plaisir qui me reste, celui de lire, pour ces raisons, et peut-être pour beaucoup d’autres, je vous aime.
Je vous aime Annie Ernaux, d’un amour à la fois virtuel et platonique.
« mémoire de fille »
« la place »
L’émission la grande librairie a remis dans ma mémoire le nom d’Annie Ernaux et de son livre intitulé « mémoire de fille » que j’ avais lu, il y a deux ans.
J’ai appris que cette auteure (j’ai du mal à écrire ce mot avec son E du féminin) a obtenu le prix Nobel de littérature en 2022 pour l’ensemble de son œuvre. Elle a obtenu également le prix Marguerite Yourcenar.
Ces 2 livres que je viens de lire, sont très proches d’une autobiographie.
Dans « mémoire de fille », une Annie Ernaux qui vient d’avoir ses 18 ans est racontée par Annie Ernaux, plus de 50 ans après. C’est ainsi qu’est souligné un moment de vie qui va conditionner indirectement toute une vie. Jamais l’auteure de « mémoire de fille » n’a osé se raconter. De ce récit premier suit un roman émouvant dont la vérité est soulignée par une écriture, un style d’écriture particulier, plein de vie avec très souvent des phrases dépourvues de verbe afin de donner un rythme au texte.
Avec « la place », nous restons dans le récit autobiographique. Annie Ernaux nous raconte la vie de son père, les rapports d’une fille avec sa famille, de son enfance à la mort du père. Annie Ernaux décrit avec précision le fossé qui se creuse entre elle-même et son père. Elle fait des études universitaires brillantes alors que son père est resté avec sa culture populaire : il n’est jamais entré dans un musée et ses lectures se limitent aux articles du journal local.
Parce que nous appartenons à la même génération, parce que nous avons connu ensemble la guerre d’Algérie, les évènements de mai 68, les accords de Grenelle, les années Mitterrand, la révolution informatique, l’invasion du téléphone portable et de l’intelligence artificielle, parce que j’apprécie ce que vous écrivez, et que la lecture de vos livres m’a donné le dernier plaisir qui me reste, celui de lire, pour ces raisons, et peut-être pour beaucoup d’autres, je vous aime.
Je vous aime Annie Ernaux, d’un amour à la fois virtuel et platonique.
- Robert
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Re: Il est revenu le temps de la lecture ... Parlons-en.
J’ai entrepris la lecture ou plus exactement la relecture « du meilleur des mondes » de Aldous Huxley, dans le but précis de trouver une éventuelle parenté entre ce meilleur des mondes et celui que l’intrusion récente de l’intelligence artificielle nous laissera.
Il y a pas de parenté directe entre ces deux éléments car nous ne connaissons pas encore les effets de l’intelligence artificielle sur notre organisation sociale future.
Cependant J’ai vu hier soir une émission qui traitait de l’intelligence artificielle ; des robots se substituaient à l’homme pour un certain nombre de tâches… là nous n’étions plus très loin du meilleur des mondes !
Huxley fait une critique indirecte du socialisme utopique de fourrier et du communisme de Karl Marx ; il en fait une caricature.
Ce livre mérite bien une lecture attentive. Il nous incite à une réflexion autour de la société qui nous régit.
Quel bonheur de bénéficier d’un espace de liberté, tel que celui que nous laissent encore nos républiques modernes !
Et je pense être heureux de ne pas vivre dans le meilleur des mondes, tel que celui que dépeint Huxley.
Il faut être très vigilant pour garder cet espace de liberté qui se trouve entre nous, individus, et la nécessaire organisation sociale qui en limite la place.
M’est revenu en mémoire ce passage d’un poème d’Alfred de Vigny : il illustre notre soif de liberté (quel que soit le régime politique qui nous gouverne .)
La maison du berger–Alfred de Vigny.
Si ton âme enchaînée, ainsi que l'est mon âme,
Lasse de son boulet et de son pain amer,
Sur sa galère en deuil laisse tomber la rame,
Penche sa tête pâle et pleure sur la mer,
Et, cherchant dans les flots une route inconnue,
Y voit, en frissonnant, sur son épaule nue
La lettre sociale écrite avec le fer .
Il y a pas de parenté directe entre ces deux éléments car nous ne connaissons pas encore les effets de l’intelligence artificielle sur notre organisation sociale future.
Cependant J’ai vu hier soir une émission qui traitait de l’intelligence artificielle ; des robots se substituaient à l’homme pour un certain nombre de tâches… là nous n’étions plus très loin du meilleur des mondes !
Huxley fait une critique indirecte du socialisme utopique de fourrier et du communisme de Karl Marx ; il en fait une caricature.
Ce livre mérite bien une lecture attentive. Il nous incite à une réflexion autour de la société qui nous régit.
Quel bonheur de bénéficier d’un espace de liberté, tel que celui que nous laissent encore nos républiques modernes !
Et je pense être heureux de ne pas vivre dans le meilleur des mondes, tel que celui que dépeint Huxley.
Il faut être très vigilant pour garder cet espace de liberté qui se trouve entre nous, individus, et la nécessaire organisation sociale qui en limite la place.
M’est revenu en mémoire ce passage d’un poème d’Alfred de Vigny : il illustre notre soif de liberté (quel que soit le régime politique qui nous gouverne .)
La maison du berger–Alfred de Vigny.
Si ton âme enchaînée, ainsi que l'est mon âme,
Lasse de son boulet et de son pain amer,
Sur sa galère en deuil laisse tomber la rame,
Penche sa tête pâle et pleure sur la mer,
Et, cherchant dans les flots une route inconnue,
Y voit, en frissonnant, sur son épaule nue
La lettre sociale écrite avec le fer .