Il est revenu le temps de la lecture ... Parlons-en.

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Lolo90
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Re: Il est revenu le temps de la lecture ... Parlons-en.

Message par Lolo90 »

Merci pour ton retour Robert, c'est vrai que cela donne envie de le lire ;)
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Robert
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Re: Il est revenu le temps de la lecture ... Parlons-en.

Message par Robert »

J’ai trois ou quatre livres sous le coude. J’ai lu autant d’extraits sans compter les extraits des livres que je n’ai pas retenus et que je ne lirai pas pour la simple raison que l’on ne peut pas tout lire !
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Robert
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Message par Robert »

Leçons d’un siècle de vie Edgar Morin



Bien entendu, ce livre n’a rien d’un roman. Ce sont les réflexions d’un homme au terme de son existence. Edgar Morin a vécu 104 ans. Il est décédé le 29 mai 2026. Cet ouvrage est le dernier de sa vie.


Edgar Morin– Nahoum est un écrivain, philosophe et humaniste qui revient sur son enfance, son adolescence, sa vie d’adulte et sa vieillesse dont il fait là une analyse. Il a fait des choix existentiels dont il se garde de nous dire qu’ils sont des leçons.

En 1940, il a choisi la résistance à l’occupant nazi. Il a choisi le parti communiste qu’il a quitté quand celui-ci a été dominé par Staline. Il nous parle de sa vie politique, de ses choix philosophiques et religieux.

Chacune des phrases de ce livre pourrait faire l’objet d’ un sujet de philosophie du baccalauréat !Le lecteur s’arrête, se plonge dans ses réflexions propres, un exercice salutaire pour l’esprit vieillissant qui est le mien.

Edgar Morin nous invite à la lecture des livres qu’il a écrit tout au long de sa vie d’intellectuel, de philosophe, de penseur.

Si j’avais lu tous les ouvrages auxquels les « leçons d’un siècle de vie» font allusion, je ne pourrai faire le compte rendu de ma lecture qu’après plusieurs années de lectures annexes… ce que je n’ai pas entrepris. je pense toutefois revenir sur les livres ou Edgar Morin parle de pédagogie, par exemple « la tête bien faite », publié en 1999.

Comme je n’ai pas l’intention de devenir un centenaire, je ne vous infligerais pas mes propres «leçons d’un siècle de vie», pour la bonne raison que je n’aurais pas un siècle de vie et que je ne suis ni un écrivain, ni un philosophe, ni même un pédagogue.



J’ai tout de même le sentiment que toute vie est un roman qui mériterait un écrit !
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Robert
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Message par Robert »

La tresse de Laetitia Colombani.



Voilà un livre que j’avais lu il y a une vingtaine d’années dans le cadre d’un club de lecture. Je l’avais oublié. Je l’ai retrouvé avec plaisir et j’ai tout tout de suite reconnu ma lecture primitive.
Un très bon roman.

J’ai tout de suite commandé un roman de la même auteure avec une curiosité certaine : je vais mesurer l’évolution de cette écrivaine 10 ans après.

Pour en faire un résumé rapide,« la tresse» relate le destin de trois femmes dont la vie et le milieu sont complètement différents. A priori il n’y aurait rien pour rapprocher le destin de ces trois femmes, et pourtant…

Pour ne pas déflorer le récit, je n’irai pas plus loin dans mon résumé. Je dirai simplement que le récit prend le lecteur par la main et ne le quitte plus. Il passe ainsi d’un moment de vie en Inde, puis en Sicile, puis au Canada, avec trois femmes, complètement différentes.
Je pense que Laetitia Colombani a dû faire un gros effort de documentation pour nous promener du monde des intouchables des Indes à celui d’une famille sicilienne, puis à celui d’une avocate canadienne.

Je vais passer très vite au deuxième livre de Laetitia Colombani intitulé un jour sans femme.



Je viens de terminer la lecture du livre de Laetitia Colombani intitulé « un jour sans femme ».
L’auteure reprend son thème du féminisme dans ce nouveau livre, en utilisant très précisément le même schéma de construction.

Elle nous raconte la vie de quatre femmes très différentes et plongées dans des structures sociales incomparables : une Islandaise, une sénégalaise, une japonaise et une citoyenne de la république du Salvator. Laetitia Colombani imagine une grève mondiale des femmes dans tous leurs rôles un jour précis de l’année , grèvedont les modalités seraient portées par les moyens modernes de communication et les réseaux sociaux.

Au terme de ce livre l’auteure fait le constat que le combat du féminisme est loin d’être terminé en 2026. Les féminicides sont encore courants alors que sévissent encore des pratiques inadmissibles telles que l’excision.

Que dire de l’évolution de l’écrivaine ? Le thème développé dans ce dernier roman est très précisément le même que celui du premier roman de l’auteure. De plus il adopte une construction tout à fait identique ; le style d’écriture, la recherche pour replacer le récit dans son contexte, demeurent heureusement constantes .

Pour le lecteur qui aurait lu « la tresse » et qui chercherait de la nouveauté, il m’est difficile de conseiller ce livre.Il n’en demeure pas moins très intéressant par les situations très diverses qu’il décrit.
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Lolo90
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Message par Lolo90 »

Merci pour ces résumés Robert qui donnent envie de lire
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Robert
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Re: Il est revenu le temps de la lecture ... Parlons-en.

Message par Robert »

Sylvain Tesson.–«Dans les forêts de Sibérie».


Je viens de fermer ce beau livre. Un livre difficile avec un vocabulaire si riche qu’il m’aurait souvent fallu accepter l’aide de mon dictionnaire. Avec aussi des allusions à des centaines d’ouvrages que je ne connais pas. Un livre qu’il me faudra relire sous la forme de dégustations ponctuelles.
Me redonner le bonheur de lire des phrases qui sont des grands tableaux de maîtres.

Ce livre est l’histoire d’un explorateur appelé Sylvain Tesson qui décide de faire une retraite sur les bords du lac Baïkal.
Il va vivre seul pendant six mois, dans un isolement presque total : son refuge est à plusieurs heures de marche de son voisin le plus proche.
Sylvain Tesson raconte son aventure au jour le jour ce qui fait son livre. Chacun des chapitres porte la date du jour, et les jours s’enchaînent. L’écrivain décrit le lac, la forêt, la montagne, les enrochements, les sommets, ses rencontres avec le monde animal pour lequel il a le plus grand respect, ses rencontres aussi avec les hommes qui passent et dont il dresse le portrait,en usant parfois du vitriole.

L’auteur mène la vie d’un ermite. Dans cette vie solitaire parfois pesante, il utilise deux aides : l’aide illicite de l’alcool, la vodka, avec l’aide vivante de deux petits chiens qui le sauveront de l’ennui et du spleen suicidaire.
En effet, l’auteur a laissé sur un quai d’une gare parisienne le grand amour de sa vie. Il apprend à ses dépens qu’on ne laisse pas impunément un grand amour sur un quai de gare ! Les grands amours même s’envolent vers d’autres cieux… Sylvain Tesson vient d’en toucher l’expérience. Il en fait le douloureux récit avec une allusion au chant de Maldoror de Lautréamont.

N’est-ce pas le rôle de nos lectures de nous ramener parfois à nos propres souvenirs ?
Les chants de Maldoror ont eu pour moi cet effet.

Nous avions 20 ans. C’était mon premier amour. Nous terminions de concert, elle en Haute-Savoie et moi dans ma Lorraine, nos quatrième années d’école normale. Nos amours étaient aussi officieuses que vagabondes et nous venions de nous dire au revoir sur le quai de la gare d’Ambérieu en Bugey, au terme d’une journée de rencontre, faut-il qu’il m’en souvienne ?
J’étais rentré à Sarrebourg, en attente de terminer mon service militaire vers l’Algérie, un départ suivi d’une absence prévue pour au moins un an sans espoir d’un retour.
Et j’ai reçu ta lettre de rupture comme Sylvain Tesson a reçu la sienne.
Le palais de mes chimères s’effondrait au plus mauvais moment… Mais en existe-t-il un qui soit bon en ces circonstances ?

Atterré, j’avais retrouvé mes chers souvenirs déjà rangés dans ma valise,tes lettres, ta photo, et quelques petits riens. Dans le jardin de mon père, j’avais tout brûlé. Et plus jamais je n’ai fait le moindre pas pour revenir en arrière. Et aujourd’hui encore, je ne connais pas les raisons qui ont motivé ton désamour.
Ce sont les chants de Maldoror qui m’ont remis en mémoire cet épisode très lointain de mon existence. Monsieur de Lautréamont me le pardonnera, mais j’ai oublié complètement ses longs poèmes en prose..La moderne informatique me permettra de les retrouver aisément, d’en refaire une lecture et comprendre ce qui, il y a 68 ans avait motivé notre commun goût pour cette poésie.


Sylvain Tesson est un auteur très particulier, très particulier dans son écriture et dans son comportement. Son récit laisse deviner un alcoolique avéré. On peut comprendre que sa compagne se soit éloignée de lui.
Politiquement, pour moi, il est un anarchiste d’extrême droite. Il pourrait voter communiste pour l’élection présidentielle et rassemblement national pour les législatives suivantes ! Dans tous les cas, il ne sera pas désavoué, ni par le Figaro, ni par la presse dominée par Monsieur Bolloré.
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Lolo90
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Re: Il est revenu le temps de la lecture ... Parlons-en.

Message par Lolo90 »

Si je résume , tout ça c’est de la faute du facteur qui a réussi à trouver son refuge au fin fond du lac Baikal :?

Te concernant, Sarrebourg a été plus facile à trouver
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Robert
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Re: Il est revenu le temps de la lecture ... Parlons-en.

Message par Robert »

Lolo90 a écrit : 20 juil. 2026, 15:45 Si je résume , tout ça c’est de la faute du facteur qui a réussi à trouver son refuge au fin fond du lac Baikal :?

Te concernant, Sarrebourg a été plus facile à trouver
Je n’ai pas tout de suite compris ta réponse, lolo. Je n’avais pas vraiment pensé à la distribution du courrier. !
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