Bravo à toi

Oui c'est vrai, mes enfants par exemple ne vont pas aux cimetières de leurs grands parents maternels ni sur celle de mon papa.
Est-ce qu'ils iront me voir ?
Alors je me pose la question, faut-il faire une tombe ou plutôt disperser ses cendres
Alors je vais te dire mon p'tit Lolo, je ne supportais pas la destruction du corps par le feu, et Christine souhaitait être incinérée, alors avec Isabelle, nous avons respecté ses dernières volonté bien évidemment, et j'ai assisté à ce que l'on appelle "" la mise à la flamme """, çà m'a brisé le coeur, et j'ai eu toutes les peines du monde à "" oublier "" ce moment, terrible !
Et depuis, je me suis souvent posé la question, l'idée de l'incinération ayant fait son chemin dans mon esprit : incinéré ou dans une tombe ? Et en y réfléchissant bien, je me dis que ma fille, mes petits fils sont à 800 km et +, alors, quand viendront-ils se recueillir sur la tombe ? Ben jamais ! Et se sera une tombe à l'abandon comme on en voit des dizaines dans les cimetières, alors, j'ai pris ma décision, se sera une incinération et mon gendre est chargé de dissiper mes cendres dans la montagne que j'adore. Voilà, tel est ma dernière volonté .
Concernant ta remarque sur le fait que cela ne doit pas être facile de faire du vélo pour J-Mi avec les soucis que connaît sa maman. Je vais te répondre que non, et je pense que tu as connu ça, comme tout le monde, lorsque tu es dans ton effort, le vélo en ce qui nous concerne, et bien tu ne penses à RIEN !
Moi, après le départ de Christine, j'avais besoin de ces moments, seul, dans la nature, ne penser à rien d'autres que de pédaler, elle qui me disait , lorsque j'étais marathonien, et rentrait tard le soir du boulot : dis donc, tu n'a pas bientôt une compète ? Va t'entraîner, je t'attends pour dîner ! J'y penses encore et ça fait mal. Et prés de 13 ans après qu'elle soit partie là-haut dans les étoiles, je ne suis toujours pas apaiser.
Pour revenir au vélo, lorsque j'allais rouler et que je me trouvais dans la nature, pour me vider la tête, je pleurais, seul avec ma peine, et je gueulais mon désarroi, et cela me faisait grand bien, c'était mon échappatoire. La pratique du vélo, pour d'autres cela peut être un autre sport, plus mes années dépannages chez Shimano m'ont aidé à survivre durant plusieurs années heureusement que j'ai eu ça.
Courage J-Mi, nous pensons bien à toi.
@ cyberpotes + !