benoit a écrit : ↑01 nov. 2026, 08:41
Bien froid ce matin donc pas envie d aller rouler apres les 24 degres de majorque .
Je bous avais deja parlé de la courbe de laffer ci joint un article qui explique pourquoi la france edt le pays le plus taxé du monde avec aussi peu de résultats:
Petit rappel pour ceux qui ont dormi en cours d’économie. Laffer dit en substance : trop d’impôt tue l’impôt. La France en a fait sa spécialité nationale. Le dernier chef-d’œuvre : la CDHR, contribution différentielle sur les hauts revenus de 2024 devait rapporter 2 milliards d’euros en 2025. Résultat réel : environ 388 millions selon le Sénat, 369 millions d’acomptes perçus au 31 décembre selon l’Assemblée. Moins 80 %. Et pour 2026, le gouvernement n’espère plus que 650 millions contre 1,65 milliard initialement anticipé.
Bercy invoque « l’optimisation » et « la complexité de l’acompte ». Les contribuables ont simplement piloté leurs dividendes et leur calendrier. La mesure « exceptionnelle » a été reconduite. Elle rapporte peu, mais elle dure.
Voici le hit-parade des autres exploits.
Taxe yacht de 2018 : promise à 10 millions par an. En 2024 : 60 000 €. Soit 167 fois moins. Il ne reste que 5 yachts sous pavillon français. Rendement négatif. Maintenue quand même.
Taxe sur les petits colis de 2 €, en 2026 : prévue autour de 400 millions par an. Réalité : 2,3 millions par mois. Déport de volume de l’ordre de 90 % vers la Belgique et les Pays-Bas. Suspendue après quelques mois. Les entrepôts et aéroports logistiques français ont perdu du trafic pour rien, et il y a eu des licenciements. Rendement négatif.
Surtaxe sur les billets d’avion (TSBA triplée en 2025). Résultat : Ryanair et d’autres low-cost désertent des aéroports de province (Bergerac, Brive, Strasbourg, Vatry…). L’Union des aéroports français parle de 1,3 million de passagers perdus (hiver + été). Certaines plateformes régionales menacées de fermeture ou de sous-activité chronique. Le trafic français décroche par rapport aux voisins européens. Rendement négatif. Maintenue quand même.
Bonus classiques : la fiscalité du tabac pousse vers le marché parallèle ; les tentatives de taxer plus le capital ont régulièrement produit des reports de distributions ou des départs ; les taxes « symboliques » sur le luxe finissent souvent par coûter plus en activité perdue qu’elles ne rapportent.
La France a fait de la courbe de Laffer sa spécialité fiscale. Chaque fois le scénario est le même : pas question de dépenser moins, alors on invoque la sacro-sainte et perverse « justice fiscale » ; on ne fait pas d’étude d’impact, ou elle est bâclée ; les recettes sont en chute libre ; on maintient ou reconduit pour le symbole. On continue ? Le prochain budget attend ses champions.