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Re: Faudrait aller rouler
Posté : 03 déc. 2009, 09:12
par Robert
Denis, trouve-toi un pote pour sortir, un gars qui roule comme toi. Ca aide !
On refait le monde et on oublie le froid.
Bon, je me permets des conseils ; avec mes excuses.
Re: Faudrait aller rouler
Posté : 03 déc. 2009, 09:22
par Denis
Le truc c'est que j'ai un emploi du temps un peu décalé, et qui change beaucoup...
Quand je sors le samedi, je me joins à une bande de copains qui font de longues sorties, c'est plus amusant.
Après j'ai du mal...
Tous les conseils sont bons à prendre!
Re: Faudrait aller rouler
Posté : 03 déc. 2009, 09:35
par Tadkozh
Robert a écrit :Ici il pleut, il vente ... 3° au thermomètre.
Tout à l'heure, je vais appeler mon pote au secours ; seul, je n'aurais pas le courage de mettre le nez dehors ... à deux, on se conforte mutuellement dans la pensée que nous ne sommes pas complètement "masos" ! Je sais les désagréments de la préparation, les hésitations quant à la tenue à adopter et la monture à choisir, l'air glacial, inamical qui cingle et semble devoir passer partout, mais je sais aussi le bonheur de respirer fort, de se sentir soudain revivre avec la chaleur qui monte et s'installe ... et ce soupçon d'adrénaline qui procure le bien-être au retour, sous la douche bienfaisante.
Il faut dire que le cycliste se fait très rare en ce moment. Ne restent que quelques cinglés ; et lors de nos dernières sorties, nous n'avons croisé que quelques feuilles mortes attardées, poussées par le vent. Les dernières pommes ont lâché prise et jonchent les gazons abandonnés.
Et les jours sont morts-nés. A seize heures le gris est mis, à seize heures trente il faut un éclairage.
J'ai grande hâte de passer la période morose, dite des fêtes, pour sentir le frisson du renouveau, voir la course du soleil s'allonger petit à petit certes, mais inexorablement.
Courage les potes, à vos guidons : Il faut rouler ! Il faudrait rouler ; il faudra rouler, et si vous ne l'avez pas fait vous direz : " il aurait fallu rouler !"
C'était un petit plaidoyer pour les sorties hivernales ...
....tout est là...!!

je me prépare, gonfle ma monture et
je vais rouler...c'est parti..
Tadkozh
Re: Faudrait aller rouler
Posté : 03 déc. 2009, 09:38
par Tadkozh
Denis a écrit :Merci pour ta petite bafouille motivante, Robert!
Hier en roulant je me disais que j'aimais avoir chaud dans les bosses en hiver, quand je sue; c'est une sensation agréable, qui ne dure que le temps de la montée, car la descente, c'est autre chose!
L'autre chose que j'aime bien, c'est le marron uniforme qui recouvre la nature: les chênes ici gardent leurs feuilles qui ne tomberont que quand les bourgeons les pousseront, et les champs sont fraichement labourés, et "fument"; et enfin les couchers de soleil flamboyants que l'on a en ce moment. Ca m'aide à me moyiver pour sortir!
....c'est une des caractéristiques du chêne en général, même ici ce sont les dernières feuilles à tomber..
Tadkozh
Re: Faudrait aller rouler
Posté : 03 déc. 2009, 09:39
par Tadkozh
Denis a écrit :Le truc c'est que j'ai un emploi du temps un peu décalé, et qui change beaucoup...
Quand je sors le samedi, je me joins à une bande de copains qui font de longues sorties, c'est plus amusant.
Après j'ai du mal...
Tous les conseils sont bons à prendre!
...trouve-toi un bon vieux retraité...!! c'est ponctuel et tu ne feras que du "foncier" avec...
Tadkozh
Re: Faudrait aller rouler
Posté : 03 déc. 2009, 09:50
par Denis
Tadkozh a écrit :Denis a écrit :Merci pour ta petite bafouille motivante, Robert!
Hier en roulant je me disais que j'aimais avoir chaud dans les bosses en hiver, quand je sue; c'est une sensation agréable, qui ne dure que le temps de la montée, car la descente, c'est autre chose!
L'autre chose que j'aime bien, c'est le marron uniforme qui recouvre la nature: les chênes ici gardent leurs feuilles qui ne tomberont que quand les bourgeons les pousseront, et les champs sont fraichement labourés, et "fument"; et enfin les couchers de soleil flamboyants que l'on a en ce moment. Ca m'aide à me moyiver pour sortir!
....c'est une des caractéristiques du chêne en général, même ici ce sont les dernières feuilles à tomber..
Tadkozh
Ben tu vois je je savais pas... Merci!
Re: Faudrait aller rouler
Posté : 03 déc. 2009, 17:20
par Robert
Après mes encouragements à rouler, je ne pouvais demeurer cloîtré d'autant que ce coquin de soleil a osé se montrer. Se montrer, discrètement sans doute, au moment de partir, pour disparaître définitivement et laisser place aux averses.
Mon pote m'a laissé tomber pour une raison valable : il a une bonne sinusite.
Je suis donc parti seul, pour une de mes classiques : 71 km pour 655 m de dénivelée ; seul dans le vent, j'ai flâné par monts et par vaux, traversé les grandes forêts sombres, longé les étangs, observé la buse variable, les vols de cygnes, les hérons en action de pêche.
Les prés verts sont vides, inutilement clos : les bovins ruminent aux étables, invisibles.
Et les villages lorrains aux maisons sagement alignées et blotties autour des églises, font penser, vus de loin, aux troupeaux de moutons sous la férule d'un berger. Plus rien ne bouge, plus rien ne bougera, jusqu'au jour où les brises du printemps chasseront la froidure hivernale.
Pour l'instant tout est si calme que l'on pourrait se croire seul au monde.
Re: Faudrait aller rouler
Posté : 03 déc. 2009, 17:59
par Denis
Y'a pas à dire, t'as le coup de plume!
Re: Faudrait aller rouler
Posté : 03 déc. 2009, 20:11
par Aline
Robert a écrit :Ici il pleut, il vente ... 3° au thermomètre.
Tout à l'heure, je vais appeler mon pote au secours ; seul, je n'aurais pas le courage de mettre le nez dehors ... à deux, on se conforte mutuellement dans la pensée que nous ne sommes pas complètement "masos" ! Je sais les désagréments de la préparation, les hésitations quant à la tenue à adopter et la monture à choisir, l'air glacial, inamical qui cingle et semble devoir passer partout, mais je sais aussi le bonheur de respirer fort, de se sentir soudain revivre avec la chaleur qui monte et s'installe ... et ce soupçon d'adrénaline qui procure le bien-être au retour, sous la douche bienfaisante.
Il faut dire que le cycliste se fait très rare en ce moment. Ne restent que quelques cinglés ; et lors de nos dernières sorties, nous n'avons croisé que quelques feuilles mortes attardées, poussées par le vent. Les dernières pommes ont lâché prise et jonchent les gazons abandonnés.
Et les jours sont morts-nés. A seize heures le gris est mis, à seize heures trente il faut un éclairage.
J'ai grande hâte de passer la période morose, dite des fêtes, pour sentir le frisson du renouveau, voir la course du soleil s'allonger petit à petit certes, mais inexorablement.
Courage les potes, à vos guidons : Il faut rouler ! Il faudrait rouler ; il faudra rouler, et si vous ne l'avez pas fait vous direz : " il aurait fallu rouler !"
C'était un petit plaidoyer pour les sorties hivernales ...
Merci Robert pour tes encouragements.
Tes messages de réconfort nous vont droit au coeur. Depuis 3 semaines, la durée du jour est trop courte à mon goût et du coup je fais des journées trop longues au boulot à mon goût également.
Le week end dernier a été particulièrement désagréable côté météo et le prochain risque d'être similaire.
Je prends tous les jours mon courage à deux mains pour accélérer le temps

Re: Faudrait aller rouler
Posté : 03 déc. 2009, 21:16
par Tadkozh
Robert a écrit :Après mes encouragements à rouler, je ne pouvais demeurer cloîtré d'autant que ce coquin de soleil a osé se montrer. Se montrer, discrètement sans doute, au moment de partir, pour disparaître définitivement et laisser place aux averses.
Mon pote m'a laissé tomber pour une raison valable : il a une bonne sinusite.
Je suis donc parti seul, pour une de mes classiques : 71 km pour 655 m de dénivelée ; seul dans le vent, j'ai flâné par monts et par vaux, traversé les grandes forêts sombres, longé les étangs, observé la buse variable, les vols de cygnes, les hérons en action de pêche.
Les prés verts sont vides, inutilement clos : les bovins ruminent aux étables, invisibles.
Et les villages lorrains aux maisons sagement alignées et blotties autour des églises, font penser, vus de loin, aux troupeaux de moutons sous la férule d'un berger. Plus rien ne bouge, plus rien ne bougera, jusqu'au jour où les brises du printemps chasseront la froidure hivernale.
Pour l'instant tout est si calme que l'on pourrait se croire seul au monde.
...l'âme bucolique notre Robert...!!
Tadkozh